COMPRENDRE LA CHRONOBIOLOGIE POUR COMPRENDRE SON CORPS

Publié le par Christyn

RYTHMES DE LA CHRONOBIOLOGIE

RYTHMES DE LA CHRONOBIOLOGIE

 

Vous vous souvenez ?... En juillet de l’année dernière, j’ai rédigé un article expliquant que la chrono-nutrition se basait sur la chronobiologie.

 

Je vous rappelle ce qu'est la chronobiologie :

C’est la science des rythmes biologiques de notre organisme. Chaque processus vital de celui-ci est concerné du plus petit au plus grand, de la cellule au corps entier.

La chronobiologie a une grande importance dans notre quotidien puisqu’elle régit entièrement notre vie, notre façon de vivre, d’aimer, de dormir, de manger etc… Mais pas seulement, elle gère aussi le cours de notre vie, c’est-à-dire la manière dont celle-ci va se dérouler de la naissance au vieillissement, puis à la mort.

 

De la chronobiologie, une science médicale est née qui prend en considération nos rythmes naturels pour nous soigner efficacement : la chronothérapie.

 

La chronobiologie nous permet de mieux nous nourrir, de mieux dormir et donc de mieux vivre pour une meilleure santé.

COMPRENDRE LA CHRONOBIOLOGIE POUR COMPRENDRE SON CORPS

1-/ LES RYTHMES BIOLOGIQUES :

 

L’homme est soumis, tour à tour ou simultanément, à différents rythmes biologiques. On peut distinguer les trois grands groupes suivants.

 

a/ Les rythmes de 24 heures. Les plus connus car ils varient toutes les 24 heures. Ce sont les rythmes circadiens dits de moyenne fréquence. Notre rythme veille/sommeil en est un.

 

b/ Les rythmes de 90 minutes. D’une durée inférieure à 24 heure, on les appelle « ultradiens » ou de haute fréquence. Un exemple en est l’activité cérébrale qui varie toutes les 90 minutes, le jour comme la nuit.

 

c/ Les rythmes d’une semaine ou d’un mois. Dits « infradiens » ou de basse fréquence, qui couvrent des périodes supérieures à 24 heures à savoir :

  • La semaine : rythme circahebdomadaire (par exemple, le rythme des défenses immunitaires ou le rythme de renouvellement de certaines cellules).
  • Le mois : rythme menstruel chez les femmes par exemple, dit circannuel ;

 

Ce que la chronobiologie a apporté à la médecine est fondamental : pendant longtemps, une théorie a prévalu selon laquelle tout organisme vivant fonctionnait de manière immuable, quel que soit le moment considéré. La chronobiologie prouve, au contraire, que le corps humain, dans sa globalité comme dans chacune de ses parties, ne fonctionne de manière stable et prévisible que selon des rythmes précis comme indiqué ci-dessus.

 

La chronobiologie montre que pour un même phénomène, par exemple le sommeil, il peut coexister différents rythmes : circadien (c’est le cycle jour/nuit), ultradien (car le sommeil est fait d’activités cérébrales successives de 90 minutes), et enfin infradien (on dort plus en hiver qu’en été).

COMPRENDRE LA CHRONOBIOLOGIE POUR COMPRENDRE SON CORPS

2-/ LES HORLOGES BIOLOGIQUES DE L’HOMME :

 

Nos rythmes biologiques sont commandés par des horloges que l’on nomme oscillateurs endogènes : leur rythme n’est pas lié au monde extérieur. Ces horloges biologiques endogènes sont capables d’entretenir les rythmes physiologiques du corps (fonctions et réactions normales de l’organisme).

 

Par ailleurs, une horloge biologique a besoin pour fonctionner d’une certaine quantité d’énergie qui doit lui être fournie par l’organisme.

COMPRENDRE LA CHRONOBIOLOGIE POUR COMPRENDRE SON CORPS

3-/ LA « PENDULE » et LE « SABLIER » :

 

Chez l’homme, on distingue deux horloges maîtresses situées dans le cerveau.

 

a/ La première se trouve dans un amas de cellules localisées près des nerfs optiques : c’est l’hypothalamus connu comme la pendule de l’organisme. Son noyau est sensible aux signaux de l’extérieur, notamment à l’alternance lumière-obscurité.

 

b/ La seconde est la glande pinéale dite aussi épiphyse, enfouie plus profondément dans le cerveau, elle est considérée comme le sablier de l’organisme en raison de son rythme quasi immuable de 24 ou 25 heures.

 

L’hypothalamus, qui occupe seulement 1 % du volume du cerveau, est un neurorégulateur majeur pour l’organisme, quels que soient les facteurs extérieurs : il régule la température du corps, le pouls, la tension artérielle, les sécrétions hormonales des principales glandes de l’organisme.

 

La glande pinéale travaille elle en harmonie avec le noyau dirigeant les grands cycles vitaux de l’existence, par exemple, la température profonde du corps.

 

La « pendule » est donc reliée au monde extérieur (lumière-obscurité) et en informe la glande pinéale ou « sablier ». Toutefois, cette dernière, plus profonde, peut se passer du noyau de la « pendule » et assurer la survie de l’organisme en suivant un rythme permanent circadien de 24 à 25 heures (par exemple si le sujet est isolé du monde ou dans le coma).

 

 

4-/ L’HORLOGE BIOLOGIQUE CORTICALE :

 

Outre ces deux horloges maîtresses, il existe aussi une multitude d’autres, connectées entre elles. Mais n’étant pas dans un blog scientifique pur mais un blog lié à la beauté et à la santé, je n’en nommerai qu’une seule, essentielle pour l’espèce humaine, l’horloge située dans le cortex, la partie « intelligente » du cerveau, les fameuses cellules grises. Ce sont elles qui permettent à l’homme de contrôler son temps de façon volontaire. Elles expliquent pourquoi un être humain peut vivre à sa guise dans le temps, à condition de respecter quelques règles fondamentales évidentes – satisfaire sa faim, sa soif, son besoin de sommeil – et pourquoi l’impact des critères sociaux à un si grand rôle pour lui.

En fait, le cortex cérébral représente une troisième horloge maîtresse, fonctionnelle cette fois et non organique, agissant selon la volonté ou les besoins de l’homme, au prix cependant de désordres fréquents pour son sommeil et son psychisme : on ne joue pas impunément avec le temps biologique normal !

 

Les horloges biologiques, hormis le « sablier », peuvent se régler en fonction d’éléments temporels extérieurs, appelés synchroniseurs ou « donneurs de temps ». Leur action est de permettre aux horloges biologiques de l’organisme de s’adapter au milieu environnant, car, si les rythmes biologiques sont innés, ils peuvent être influencés par les variations, périodiques elles aussi de certains agents extérieurs. Par exemple les alternances lumière-obscurité, chaleur-froid, bruit-silence. Cela dit, le synchroniseur le plus puissant pour l’homme, car il existe une hiérarchie, est bien de nature sociologique ; il s’agit de l’alternance repos-activité, liée aux impératifs de notre vie en société.

 

L’horloge biologique corticale de l’homme, logée dans les cellules grises, est fondamentale, mais il ne faut pas oublier que si les synchroniseurs modulent les cycles, ils ne les créent pas. Les cycles biologiques influent sur nos activités, mais l’inverse est également vrai : la manière dont nous occupons nos journées

a une incidence sur nos cycles biologiques.

 

L’homme est une horloge, la société en est une autre et tous deux s’influencent mutuellement. C’est cette interaction qui complique souvent les choses, l’équilibre n’étant pas toujours facile à trouver. Nous le voyons dans la qualité de notre sommeil, dans notre alimentation et les conséquences sur notre silhouette, sur notre état de santé etc…

 

Ecoutez votre corps et prenez en considération ses rappels à l’ordre.

 

A bientôt

 

Carpe Diem

Publié dans Healthy body

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