BIEN SE NOURRIR SELON SON HORLOGE BIOLOGIQUE

Publié le par Christyn

BIEN SE NOURRIR SELON SON HORLOGE BIOLOGIQUE

 

 

Le premier principe d’une bonne alimentation est de se fier à l’horloge de son organisme. Il faut donc connaître son fonctionnement et prendre les bonnes décisions et renoncer aux mauvaises habitudes.

 

C’est la nuit que nous jeûnons le plus longtemps (entre sept et neuf heures en général). Il est donc logique que le petit déjeuner soit le principal repas de la journée, afin de se mettre en forme en restaurant les carences de l’organisme et ainsi le préparer à l’effort d’une journée d’activités.

 

Mais quelle est l’heure idéale pour le prendre ?

Sur ce point aussi, la chronobiologie apporte une réponse : La sécrétion d’insuline provoquée par l’absorption d’aliments dégrade et utilise le sucre rapidement. A contrario, elle est renforcée par la sécrétion de certaines hormones (comme le cortisol) qui, elles, dégradent le sucre plus lentement.

Ces hormones ont un pic de sécrétion à 7 heures du matin et mettent ensuite deux heures pour commencer à agir. C’est la raison pour laquelle nous ressentons le besoin d’une légère collation vers 11 heures et/ou une sensation de faim vers midi.

 

Notre taux de glycémie chute rapidement le matin, d’autant plus que le petit déjeuner aura été moins abondant ou saturé de sucres rapides (sucre, confitures), au détriment des sucres lents (pain).

L’heure idéale pour le premier repas de la journée est donc celui du pic de sécrétion des hormones, soit 6 à 7 heures le matin. Mais il faut aussi prendre son temps pour que les aliments soient absorbés dans de bonnes conditions : 15 à 20 minutes environ représentent le temps minimal que nous devons consacrer à ce premier repas.

A quelle heure le déjeuner ?

L’heure du déjeuner est relativement immuable dans tous les pays industrialisés : elle se situe généralement entre 12 et 13 heures. Cependant, le temps consacré au déjeuner constitue souvent une aberration : soit l’on mange sur le pouce un « casse-croûte », sandwich ou fast-food (hamburger, cola) donnant la priorité aux sucres rapides et aux graisses ; soit le repas de midi se prolonge jusqu’à 15 h (on parle alors de « repas d’affaires »), il comporte une répartition glucides-protides-lipides correcte mais avec un apport calorique total trop important et une consommation d’alcool non négligeable. Cette dernière est nocive sur tous les plans : digestif, pondéral et cérébral.

 

Cette surconsommation du déjeuner oblige le corps à une digestion forcée, alors que l’organisme se trouve à un moment de moindre attention, prédisposé en fait à la sieste.

Ce type de repas, même étiqueté « déjeuner de travail » est une aberration alimentaire, bousculant le rythme digestif et gâchant toute possibilité de travailler efficacement, au moins jusque vers 17 ou 18 h. Si le déjeuner est suffisamment bien équilibré et de durée minimale (30 à 45 minutes), c’est vers cette période de fin d’après-midi que le corps a besoin d’un apport glucidique et/ou lipidique léger. Le goûter est en ce point idéal avec fruits frais ou secs, chocolat, jus par exemple

A quelle heure le dîner ?          

Enfin vient l’heure du dîner, si et seulement si votre organisme a faim. Ce repas peut se prendre à partir de 19 ou 20 h. Sa durée peut être plus longue que le déjeuner (environ 1 h) pour en faire un moment convivial.

 

Qu’en est-il de la réalité ?

Tout cela est bien beau, mais que se passe-t-il réellement ? On parle beaucoup du problème d’obésité chez les Américains qui font les beaux jours des nutritionnistes Outre-Atlantique. Nous commençons à connaître en France ces débordements caloriques et ce déséquilibre de l’alimentation : plus de 10 % des petits Français sont déjà en surpoids et près de 20 % de la population est obèse avec une augmentation en flèche du diabète dit gras (lié au surpoids).

 

Nous mangeons trop, mal et nous ne faisons pas assez de sport de façon régulière. Il est vrai que les rythmes de la vie moderne permettent difficilement de concilier activités de tous les jours et idéal alimentaire. Cependant, il existe des règles chrono biologiques auxquelles nous pouvons nous conformer. Les personnes soucieuses de leur santé ont à cœur de varier leur alimentation ; elles ont raison, mais ce n’est pas suffisant. Elles doivent aussi savoir que le corps a besoin de certains apports à des moments précis de la journée et qu’ignorer ces rythmes biologiques, c’est se nourrir de manière inadaptée.

 

Prenez soin de vous !

 

A bientôt

 

Carpe Diem

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