LA CHRONO NUTRITION ET LES PROFESSIONS PARTICULIERES

Publié le par Christyn

LA CHRONO NUTRITION ET LES PROFESSIONS PARTICULIERES

 

 

Vous savez qu’en chrono nutrition, si vous voulez que la méthode soit efficace, il faut respecter certains principes primordiaux. Cependant, certaines et certains d’entre nous ne peuvent se baser sur ces fondamentaux de part leurs professions et surtout des horaires de travail qui les incombent quotidiennement.

 

Plusieurs questions m’ont été posées en ce sens et je vais tenter d’y répondre.

 

En premier lieu, il faudra faire correspondre la chrono nutrition aux besoins alimentaires réels de l’organisme, sans plus se soucier des règles établies étant donné la particularité des cas que nous allons voir.

 

1-/ POUR CEUX QUI TRAVAILLENT LA NUIT :

 

Ce problème est le plus simple et facile à résoudre, à condition d’accepter d’adapter les nécessités de son alimentation aux nécessités des horaires de son activité.

 

Les solutions.

Celui qui travaille de nuit, se levant à l’heure où les autres prennent leur déjeuner du midi, prendra son petit déjeuner avec eux :

Le « petit déjeuner » de midi sera donc pour lui l’heure du fromage-pain-beurre.

Si l’après-midi est long, une pause « fruits et boisson sucrée » suffira en attendant le déjeuner qui se prendra en même temps que le dîner des autres.

Le « déjeuner » du soir sera alors viande-féculents, pendant que le reste de la famille mangera poisson-légumes verts.

Le « goûter » se prendra dans la nuit.

Le « dîner » en fin de nuit ou en rentrant du travail.

 

On remarquera que le travail de la cuisinière ou du cuisinier n’est en rien compliqué par cette alternance puisque chaque plat, s’il est mangé séparément, est cependant réalisé en une seule fois pour toute la famille. Mieux encore, le rituel des repas familiaux est donc respecté, tout en préservant la chrono nutrition des uns et des autres, puisque chacun va manger en fonction de ses besoins naturels.

 

Vous voyez qu’on peut très bien être amené à manger lourd (dense) le soir quand les autres mangent léger… Mais cela est un cas particulier !

 

2-/ POUR CEUX QUI EXERCENT UN METIER PHYSIQUE :

 

Si le travail de nuit est inéluctablement lié à des horaires décalés, il y a des professions dont les emplois du temps sont plus difficiles à gérer, par exemple les pêcheurs partant pour quatre heures de travail en mer. Ce type de métier demande de faire provision d’énergie avant le départ. Au cours des efforts à accomplir, placé dans la même situation qu’un marathonien, il lui faudra alors maintenir son énergie pendant le même temps qu’une longue course.

 

Les solutions

Aussi bien pour le marathonien que pour le pêcheur en mer, il suffira d’amener toutes les heures un complément d’énergie ne risquant pas d’avoir un effet cumulatif les uns avec les autres. Pour cela, un sucre rapide sera trop fugace et risque de provoquer des hypoglycémies automatiques. L’idéal est donc un aliment dense associant protéines végétales, lipides végétaux et glucides… cela laisse le choix entre 1 banane par heure ou… 2 grosses cuillerées à soupe de marron par heure aussi, identique en équivalence à la banane mais beaucoup moins pratique à consommer, je vous l’accorde !!

 

Les repas seront à la mesure des circonstances et adaptés en fonction de la profession et des besoins de chacun. A chaque circonstance correspond un repas, tout comme à chaque style de vie correspond un mode nutritionnel différent qu’il sera nécessaire d’adapter à la durée aussi bien qu’à l’intensité des efforts qu’il faudra accomplir. Pour cela, il est indispensable de consulter un chrono nutritionniste expert.

3-/ POUR CEUX QUI EXERCENT UN TRAVAIL INTELLECTUEL LA NUIT :

 

Les efforts intellectuels soutenus sont comme les efforts physiques : ils nécessitent un carburant complémentaire notamment la nuit.

 

Les solutions

Les étudiants auront tout intérêt à manger :

En fin d’après-midi, le goûter,

Environ 2 heures plus tard, un dîner de poissons et/ou fruits de mer, sans légumes.

Dans la nuit, 1 heure au moins avant le coucher, il peut consommer 1 barre énergisante sans chocolat. L’association de sucre et de tryptophane permettant à la molécule de protéine de pénétrer dans le cerveau pour alimenter les cellules et améliorer les neurotransmissions.

 

Leur attention pourra ainsi rester vigilante jusqu’à un coucher même très tardif suivi d’un sommeil d’autant plus réparateur que la métabolisation des sucres, laissant le foie totalement au repos, ne provoquera pas de lourdeur au coucher.

 

Cette méthode a été employé par le Dr DELABOS, lors de l’écriture des ses livres malgré ses journées de consultations bien remplies, sans pour cela se sentir épuisé.

 

Il faut cependant, si l’on veut mener ce rythme, bien respecter la quantité minimale de viande à consommer le midi sinon le risque est de maigrir par fonte musculaire. Si l’on négligeait cette précaution, l’organisme serait en effet obligé de puiser dans les réserves nobles, celles qui lui servent à faire face aux situations critiques.

 

4-/ POUR CEUX QUI FONT LES 3 x 8 :

 

Selon les experts, c’est la pire invention que la civilisation soi-disant moderne et évoluée a pu créer. Par souci de prétendue égalité, on fait tourner des horaires de travail de 8 heures toutes les semaines, voire tous les 3 jours, pour que chacun puisse goûter l’ineffable bonheur de travailler tantôt le matin, tantôt l’après-midi et tantôt la nuit.

 

Il y a bien longtemps que, dans les hôpitaux et quelques entreprises privées, des gens sensés ont réalisé à quel point ce système pouvait détruire l’équilibre des femmes et des hommes qui le subissaient.

 

Or à quelques exceptions près, l’immense majorité des personnes soumises à ce rythme totalement anti-physiologique serait prête à garder, sur des périodes raisonnables, voire sur toute une carrière, des horaires réguliers, fussent-ils très tôt le matin ou pendant la nuit.

 

Les solutions

Sur le plan nutritionnel, ces à-coups horaires ne déclenchent pas de catastrophes car il est relativement facile d’adapter leur alimentation à l’activité des personnes concernées.

 

Comme on l’a déjà vu, il suffira de :

Décaler complétement les repas pour le travail de nuit

 

En revanche :

Si l’on se lève avant 6 heures du matin, il suffit d’ajouter au lever 1 banane ou 100 g de cake

On prendra sans problème,

Le petit déjeuner à la pause du matin et les autres repas y compris le goûter, aux heures habituelles.

 

La raison de cette alimentation complémentaire est très simple : quand on se lève très tôt, on ne se couche pas beaucoup plus tôt que d’habitude, si bien que la dépense d’énergie est supérieure à la consommation habituelle.

 

Mais si l’on bousculait profondément l’organisation des repas, en voulant trop bien faire on aggraverait le déséquilibre physiologique provoqué par les changements répétitifs des rythmes d’activité.

 

Il suffit d’écouter les voyageurs se plaindre du décalage horaire en avion pour comprendre que ce même décalage se produit obligatoirement chez les gens auxquels on inflige ce système de travail… sans que malheureusement, ce désagrément soit compensé par le plaisir de changer d’air !!!

5-/ POUR CEUX QUI TRAVAILLENT EN RESTAURATION :

 

Ils travaillent chaque jour en deux périodes hyperactives séparées par une plage de repos de deux à quatre heures.

Pour ceux-là, il a fallu trouver un équilibre tenant compte des deux plages d’activité intense pendant lesquelles il n’était pas question de manger quoi que ce soit.

 

 Les solutions

Un gras végétal et une boisson non sucrée au lever

Le petit-déjeuner vers 11 h juste avant le service

Du poisson après le service du midi

Le repas de viande et féculent avant le service du soir

Si on a faim après le service, prendre un demi-goûter et attendre 1h30 avant de se coucher

Et toute la journée : boissons à volonté sans lait, ni sucre, ni miel, ni édulcorant

6-/ POUR CEUX QUI FONT SOUVENT DES VOYAGES D’AFFAIRES :

 

Les voyages d’affaires doivent se traiter comme les situations de travail en 3X8, c’est-à-dire qu’on doit s’adapter aux circonstances.

N’oubliez pas que votre corps est une machine et qu’il n’a pas d’états d’âme. Vous devez donc le nourrir au rythme de votre activité.

7- LE PASSAGE DE LA VIE PROFESSIONNELLE A LA RETRAITE :

 

Les trois facteurs les plus fréquents et les plus redoutables de malnutrition, donc d’accélération du vieillissement chez les retraités sont :

  • Le lever tardif
  • L’inactivité
  • L’habitude du grignotage sucré

 

Quel que soit son âge, le corps a toujours besoin de reconstruire ses cellules, qui sont constituées de lipides et de protéines. Les sucres ne suffiront pas à leur équilibre nutritionnel et, conséquence plus redoutable encore, ils empêcheront l’assimilation correcte des aliments nécessaires à l’entretien des cellules. De plus, au fur et à mesure que l’organisme vieillit, les métabolismes et les échanges d’atomes s’effectuent de moins en moins bien, ce qui rend les gens âgés plus fragiles.

 

A l’inverse, les très jeunes enfants sont fragilisés par des échanges trop rapides. C’est ainsi que, par des processus presque opposés, la déshydratation est aussi fréquente chez les tout-petits que chez les gens très âgés et tout aussi redoutable dans les deux cas.

Dans ces cas très particuliers, les potages, soupes, bouillons et consommés seront les meilleurs correcteurs de cette déshydratation.

 

Les solutions

Il faudra donc veiller à ne pas se laisser aller à une nonchalance corporelle sous prétexte de liberté retrouvée.

L’arrêt du lever obligatoire à une heure précise et d’une discipline horaire quotidienne tout aussi obligatoire entraîne chez les retraités une sensation de liberté totale. C’est là l’erreur à ne pas commettre : si l’esprit se trouve à juste titre libéré de contraintes souvent devenues pénibles en fin de carrière, le corps, dont on oublie trop souvent qu’il est seulement une machine, n’a aucune notion philosophique de ce changement.

On devra continuer à le gérer correctement, et ne surtout pas croire qu’à la liberté intellectuelle, parfois durement acquise, pourra s’associer une liberté physique et notamment nutritionnelle.

 

Il est important de comprendre que le fait d’être à la retraite n’implique pas du tout de mettre son corps en vacances permanentes, mais de restructurer sa vie en veillant à ne pas déstabiliser complétement l’organisation de ses journées.

 

C’est en gérant correctement son emploi du temps et en gardant des journées bien remplies que l’on pourra dans l’année se ménager des plages de repos total. On conservera donc une vie active rythmée par des temps de vacances nécessaires.

Ainsi on échappera au syndrome du retraité, redoutable pourvoyeur de kilos et, par conséquent, d’accidents cardiaques ou pulmonaires.

  

 

 

La conclusion a cet article : il suffit de comprendre qu’aux efforts physiques, psychiques et intellectuels de notre corps correspond une dépense d’énergie qui sera gérée par notre métabolisme digestif. Ce qui veut dire que si le premier se repose, on doit laisser le second en veilleuse. Dans le cas contraire, c’est-à-dire d’une sollicitation exagérée de notre système digestif (abus), notre corps répondra également par des kilos superflus.

Appliquons alors sans détour, pour bien nous porter la règle toute simple : je mange comme je travaille et si je n’ai rien à faire, je laisse mon estomac tranquille !!

 

Pour établir un programme adapté, consultez un chrono nutritionniste expert.

 

A bientôt

 

Carpe Diem

Publié dans La Chrono nutrition

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