LE FROMAGE AU PETIT DEJEUNER, ET SI ON N’AIME PAS ???

Publié le par Christyn

LE FROMAGE AU PETIT DEJEUNER, ET SI ON N’AIME PAS ???

 

Vous vous souvenez, dans un article précédent, je vous parlais de la nécessité de consommer du fromage au petit déjeuner et de ses bienfaits à ce moment de la journée.

 

 

1-/ Petit rappel pour se rappeler pourquoi ?

 

Le petit déjeuner sera lipidique car il faut manger gras le matin et les lipides sont incontestablement nos amis à ce moment de la journée. Mais attention pas n’importe quel gras. Il faudra privilégier les apports en gras saturés, dont la plus grande partie est contenue dans les fromages bien gras.

 

Ce repas clé est nécessaire pour la fabrication des parois cellulaires, qui sont faites essentiellement de lipides. Il permettra également d’éviter le fameux coup de pompe de fin de matinée.

 

Nous allons de ce fait fabriquer du ciment pour rebâtir, dans les heures qui suivent le lever, cette machine humaine qui se construit de la naissance jusqu’à l’âge adulte et se répare sans cesse pour échapper à l’usure.

 

Réfléchissez bien : je suis certaine que si vous passez en revue vos façons de manger le matin – en vacances, en voyage, avant d’aller travailler – vous retrouverez d’énormes différences dans la sensation de votre corps au cours de la matinée suivant le petit déjeuner que vous aurez pris.

 

Après avoir essayé ce nouveau petit-déjeuner, vous serez surprise par le sensation de bien-être qui vous accompagnera jusqu’au déjeuner.

 

Sachez quelle quantité consommée selon votre taille et référez-vous au tableau ci-dessous. Les actifs (manuels ou intellectuels) pourront ajouter 30 g supplémentaire s’ils en éprouvent le besoin, tandis que les personnes faisant des travaux de force et les sportifs de haut niveau pourront en ajouter 40 g.

 

 

LE FROMAGE AU PETIT DEJEUNER, ET SI ON N’AIME PAS ???

On le sait, en France, le fromage est un aliment rituel pour clore le repas de midi. Il peut même tenir lieu de repas du soir. Il est souvent pris alors à une heure qui ne convient pas à notre métabolisme, et va être d’autant plus stocké que sa prise va être tardive, la pire de toutes les erreurs nutritionnelles étant la soupe à l’oignon qui termine à l’aube les soirées prolongées.

 

Consommé le matin, le fromage se pare de touts les vertus. On y trouvera une bonne part de protéines animales, auxquelles on va ajouter, grâce au pain, des protéines végétales et des sucres lents pour compléter la ration alimentaire souhaitable.

 

Tous les fromages sont bons et sont utiles. Nous devons les choisir en fonction de nos goûts et de nos envies, à condition qu’ils soient très gras, ce qui exclut, bien entendu le fromage blanc, le bol de lait, les petits suisses, les yaourts et tous les produits lactés sous forme semi-liquide.

 

Si vous n’avez pas de balance sous la main, apprenez à ne pas peser mais à mesurer. Vous parviendrez très vite à gérer parfaitement vos quantités nécessaires sans être perdu.

Bien entendu, on peut panacher ses fromages et les répartir en petites parts.

 

Faites-vous plaisir avec les centaines de fromages qu’on peut choisir en France : pâtes molles à croûte lavée (maroilles, livarot, pont-l’évêque), pâtes pressées cuites (beaufort, comté), fromages fondus (aux noix, au jambon, aux fines herbes), pâtes molles à croûte fleurie (brie, camembert, coulommiers), pâtes persillées (roquefort, bleu d’Auvergne, fourme d’Ambert), pâtes pressées non cuites (saint-nectaire, reblochon, cantal), chèvres (chabichou, rocamadour, Pouligny-saint-pierre)… et ajoutez même si vous le voulez à cette liste des fromages étrangers, qu’ils soient de Hollande, de Suisse ou d’ailleurs.

Il n’est pas question ici de tenir compte des pourcentages en corps gras, seules vos préférences en fonction de leur saveur et de leur goût sont de rigueur.

 

Suivez les saisons et découvrez ainsi les plaisirs d’un vacherin à l’automne, d’un bon chèvre au printemps…

 

La plupart des magasins font régulièrement des promotions, n’hésitez pas à en profiter et congelez les fromages, emballés correctement dans du papier film. La quasi-totalité d’entre eux le supportent très bien. En tête de ces fromages faciles à congeler viennent ceux qui contiennent le moins d’humidité (comté, beaufort, tomme, saint-nectaire), puis les munster, reblochon, chèvre et camembert.

Sortez-les du congélateur la veille au soir et laissez-les à température ambiante, sans emballage.

 

Si le goût prononcé de certains fromages vous gêne, essayez des fromages doux de type Kiri, Chavroux, Pavé d’Affinois ou Caprice des Dieux.

 

Ne me dites pas que maintenant que vous ne trouvez rien à votre goût dans ces savoureuses productions françaises ou étrangères !

 

Je vous rassure, huit jours suffisent à les faire entrer sans souffrir dans vos habitudes alimentaires du matin, puis à les rendre indispensables à votre bien-être.

 

LE FROMAGE AU PETIT DEJEUNER, ET SI ON N’AIME PAS ???

Et si vous voulez garder une impression de petit-déjeuner « dessert », lancez-vous dans quelques préparations faciles : croque-monsieur campagnard, tourte au munster, quiche lorraine, tartines gratinées au leerdamer, crêpes au sarrasin aux cinq fromages…

 

Ce petit déjeuner gourmand va vous permettre de faire face largement à toutes les fatigues et dépenses d’énergie de la matinée. Vous attendrez ainsi avec une parfaite sérénité le repas de midi.

 

Mais voilà, tout le monde n’aime pas le fromage ! Si vous êtes de ceux-là, il existe des solutions.

 

1-/ PREMIERE SOLUTION, SI VOUS N’ETES PAS AMATEUR DE FROMAGE :

 

Sans aucun doute la plus efficace et en même temps la plus agréable : cachez ce fromage dont l’aspect, l’odeur, ou les deux vous gênent dans des croque-monsieur, des tartes, des tourtes ou des crêpes. Cela peut vous surprendre, mais il est souvent plus facile pour les non-amateurs de consommer le fromage cuisiné que cru.

Comme il faut absolument des corps gras le matin, vous pouvez ajouter du jambon à vos préparations, de préférence cru, que des confitures dont on sait l’effet néfaste à ce moment de la journée.

Ces préparations auront l’avantage d’avoir changé totalement le goût et atténué l’odeur des fromages grâce à la cuisson.

 

Je précise que si le fromage est proposé à ce moment de la journée, c’est qu’il a une très grande importance dans le métabolisme de calcium : la quantité minimale de fromage recommandée pour votre taille vous protégera, mesdames, du risque d’ostéoporose, dont on s’est récemment aperçu qu’il fallait se prémunir au moins vingt ans avant la ménopause, c’est à-dire chez des femmes encore très jeunes.

 

N’hésitez pas à essayer d’autres idées, pourvu que vous respectiez les proportions et les aliments autorisés. Cela permettra aux imaginatifs de se réconcilier avec les fromages sans souffrir, et à ceux qui n’aiment pas le pain de résoudre leur problème sans tomber dans le piège redoutable des céréales arrosées de lait, lequel cumule les inconvénients du lait et du sucre (trop de lactose et de sucres rapides)

2-/ DEUXIEME SOLUTION POUR CEUX QUI N’AIMENT PAS LE FROMAGE :

 

Essayez de vous réadapter très progressivement en réalisant des préparations de fromage mou mixé avec une cuillerée à soupe de crème fraîche car le fromage blanc ne contient pas suffisamment de lipides pour satisfaire la quantité souhaitable le matin.

 

Pensez à tous les fromages que vous voudrez, pourvu qu’ils ne contiennent pas de petit-lait. Donc surtout pas de yaourt, qui est un aliment pour bébés. En effet, le lactose contenu dans le yaourt est utile pour le bébé car il lui permet de stocker les lipides absorbés, et de grandir en même temps qu’il grossit… ce qui est normal. Mais ce qui est bon pour le bébé n’est pas bon forcément pour l’enfant et pour l’adulte.

3-/ TROISIEME SOLUTION POUR LES RECALCITRANTS AU FROMAGE :

 

Le petit-déjeuner à l’allemande ou à l’anglaise : on remplacera le fromage par des charcuteries, des œufs, du jambon cru ou braisé (le jambon blanc n’est pas assez gras) et par toutes les viandes grasses que l’on voudra, chaudes ou froides.

 

N’oubliez pas que, si vous êtes commercial ou touriste, tous les hôtels internationaux proposent un petit déjeuner qui permet de rester dans les principes de la chrono-nutrition.

 

Mais ATTENTION, les hôtels proposent lors de ces petits déjeuners, un nombre non négligeable de produits ayant une quantité importante de sucres plus ou moins rapides contenus dans les jus de fruits, confitures, fruits frais ou secs, compotes, pains de mie, pains au lait, préparations céréalières qu’il conviendra d’éliminer totalement, sans compter les sucres des yaourts et du lait, qu’il faudra également exclure – la transformation du lactose en galactose inondant l’organisme en sucres, non pas lents comme certains le prétendent, mais retardés et prêts à l’emploi.

Petit déjeuner Allemand

Petit déjeuner Allemand

  1. PETIT DEJEUNER A L’ANGLAISE :

                 IMPORTANT : A MANGER AUTANT QUE VOUS AVEZ FAIM !

  • Œufs sur le plat
  • Bacon ou jambon fumé
  • Tartines de pain complet bien beurrées
  • Thé, café, infusion, tisane, eau plate ou pétillante à volonté sans lait, ni sucre, ni miel, ni édulcorant.

                Et surtout pas de jus de fruits.

 

 

  1. PETIT DEJEUNER A L’ALLEMANDE :

                 IMPORTANT : A MANGER AUTANT QUE VOUS AVEZ FAIM !

  • Œufs brouillés ou en omelette
  • Saucisses (de Strasbourg par exemple)
  • Tranche de petit salé
  • Pain de campagne
  • Thé, café, infusion, tisane, eau plate ou pétillante à volonté sans lait, ni sucre, ni miel, ni édulcorant,

                Et surtout pas de jus de fruits.

Petit déjeuner Anglais

Petit déjeuner Anglais

Brunch

Brunch

Si exceptionnellement le dimanche matin on s’est levé tard et si la journée ne s’annonce pas très active, on va pouvoir regrouper le petit déjeuner et le déjeuner pour en faire un brunch, à manger entre 11 h et 13 h.

                En premier, du fromage (je rappelle : votre hauteur au-dessus du mètre, convertie en gramme), sans pain.

                Ensuite, la part de viande recommandée au déjeuner.

                En dernier, la part de féculents recommandée au déjeuner aussi.

                Et toujours : Thé, café, tisane, eau plate ou pétillante à volonté, sans lait, ni sucre, ni miel, ni édulcorant. Et surtout pas de jus de fruits.

Je voudrais apporter une petite précision non négligeable concernant le cholestérol. En effet, lorsque l’on parle fromage, on oppose souvent le cholestérol et ses effets négatifs.

Mais, il faut savoir que pour se reconstruire, votre corps a besoin de cholestérol. Mais il ne se reconstruit pas au même rythme 24 h/24 et c’est une des grandes découvertes de la chronobiologie nutritionnelle.

Dans les heures qui suivent le lever, le métabolisme du cholestérol est à son maximum d’activité.

Dans les 4 à 6 heures qui suivent, la demande en corps gras se reproduira, moins forte, tandis que celle en protéines sera à son point fort.

En fin d’après-midi ou de journée, il apparaît dans le sang le petit pic d’insuline consécutif au pic de cortisol ; ce qui nécessitera un apport en sucres. Les sucres en petite quantité seront les bienvenus, mais il est trop tard pour charger son corps en lipides saturées et en protéines, à moins qu’on ne désire les stocker !!!

 

En conclusion, on consomme le fromage uniquement le matin, là ou il a son utilité.

Je rappelle que l'on mange gras le matin, lourd le midi, sucré l'après-midi et léger le soir (si le besoin s'en fait sentir).

 

Prenez de bonnes résolutions avec cette nouvelle année. Prenez donc soin de vous

 

A bientôt

 

Carpe Diem

Publié dans La Chrono nutrition

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