LE BIEN MANGER : COMMENT FONCTIONNE NOTRE CORPS

Publié le par Christyn

 

Pour avoir une silhouette harmonieuse qui nous permet de nous sentir parfaitement bien dans notre peau, il est recommandé de connaître le fonctionnement de notre corps pour en comprendre les mécanismes et ses actions et de ce fait, adapter notre alimentation à ses besoins quotidiens.

 

Jusqu’au début du 20ème siècle, l’alimentation de l’homme variait au rythme des saisons. On peut se demander si l’absence de moyens de conservation et la chronobiologie (bien évidemment !) ne venaient pas également influencer ce comportement. En effet, aujourd’hui encore, nous ne mangeons pas de la même façon en hiver qu’en été, même si les progrès des techniques de conditionnement des aliments, l’avènement du réfrigérateur pour tous et le développement des transports de marchandises ont bouleversé les données initiales.

 

Notre alimentation fonctionne par séquences de temps (chrono) et par les besoins de notre métabolisme (biologie). Vous vous rappelez mes explications (voir mon article « bien gérer sa journée de chrono-nutrition d’avril 2016) sur la manière dont se déroule une journée de chrono-nutrition !

LE BIEN MANGER : COMMENT FONCTIONNE NOTRE CORPS

1-/ LES HORLOGES DE L’ALIMENTATION :

 

  1. Le chaud et le froid.

L’homme est ce qu’on appelle un homéotherme, c’est-à-dire il bénéficie d’un organisme dont la température interne est quasi constante, elle ne varie guère en temps normal : son cycle circadien (Période de 24 h pendant lequel un certain nombre de mécanismes biologiques et physiologiques se répètent) est marqué par un minimum de 36°C la nuit vers 2 ou 3 heures et un maximum de 37,5°C en milieu d’après-midi.

Ces variations sont régulées par un barostat central. L’organisme dispose donc d’un système de thermorégulation dont il faut bien tenir compte pour prendre en considération le rapport entre les saisons et l’alimentation quotidienne.

 

La réaction vasculaire des vaisseaux sous-cutanés (sous la peau), la vasomotricité (modulation du diamètre des vaisseaux sanguins) est le premier des moyens dont dispose le corps humain pour s’adapter à la température ambiante. Grâce à cette vasomotricité, le diamètre des vaisseaux, et par conséquent la quantité de sang circulant à la périphérie du corps, varie de façon à réduire ou augmenter les échanges thermiques avec l’extérieur.

 

  • Quand il fait chaud, la vasodilatation (augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins par dilatation) permet le transfert de la chaleur de la partie profonde à la partie superficielle de l’épiderme et sa diffusion dans l’air ambiant ; on observe alors un rougissement de la peau.

 

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  • Quand il fait froid, la vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins), réflexe de l’organisme, diminue l’échange entre la partie profonde et la partie superficielle de la peau, ce qui a pour conséquence, la conservation de la chaleur interne.
     

Cependant, cette régulation s’effectue au prix d’une dépense énergétique pour l’organisme : nous transpirons pour refroidir l’organisme grâce à l’évaporation de la sueur. Or, la sueur évacuée grâce au travail de millions de glandes sudoripares peut atteindre jusqu’à 500 ml d’eau.

 

Même dépense d’énergie lorsque nous frissonnons ou avons la « chair de poule » : les mini-contractions musculaires avec lesquelles l’organisme augmente son métabolisme dans le but de se réchauffer peuvent entraîner une dépense énergétique de 300 à 400 watts.

Chair de poule

Chair de poule

            b. Comment cette régulation s’effectue-t-elle ?

Au départ, des thermorécepteurs cutanés, les uns sensibles au froid, les autres à la chaleur, transmettent leurs informations à l’hypothalamus (petite région au cœur du cerveau, qui sert de pont entre le système nerveux autonome et le système endocrinien. Il est en effet impliqué dans la régulation de grandes fonctions comme la faim, la soif, le sommeil ou la température corporelle. Il est aussi impliqué dans le comportement sexuel et les émotions). Petite région donc mais grande horloge maîtresse de l’organisme qu’est cet hypothalamus !!

Ce dernier envoie alors des ordres par le biais du système nerveux végétatif vers les glandes sudoripares, les muscles ou les vaisseaux sous-cutanés, en fonction du message reçu.

 

Si le principal facteur de lutte contre la chaleur est la transpiration, les moyens de défense contre le froid dépendront de plusieurs paramètres :

 

  • La quantité de graisse du sujet : une personne obèse résiste mieux au froid qu’un individu maigre,
  • La sensibilité nerveuse : certaines personnes sont frileuses, d’autres moins,
  • L’état de la circulation sous-cutanée : elle est moindre, par exemple, chez les migraineux,
  • L’âge : plus on est jeune, plus on est sensible au froid.
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2-/ QUELLES CONCLUSIONS DEVONS-NOUS EN TIRER POUR SE NOURRIR ?

 

  1. Le gras et le maigre.

Quoi qu’il en soit, s’adapter à la température ambiante fait consommer de l’énergie à l’homme. Or, cette énergie ne venant que des aliments, la nourriture sera en théorie différente selon que l’on aura à se défendre contre le froid ou contre le chaud.

Mais notre appétit est aussi sous la dépendance de cycles annuels de sécrétion de neurohormones (messager chimique transmis par un neurone comme une hormone). C’est ce que la chronobiologie a pu mettre en évidence en expliquant ainsi nos différences de goût selon les saisons.

 

Notre envie d’aliments sucrés à l’automne, par exemple, repose sur un manque de sécrétion de la sérotonine (appelée aussi hormone du bonheur et du moral, elle contrôle l’appétit) en octobre-novembre : les glucides absorbés en excès à cette période, surtout sous forme de féculents et de pâtes, se transforment en lipides. Nous disposons à l’entrée de l’hiver d’une réserve de graisse.

   

A l’inverse un autre neurotransmetteur, la dopamine (renforce les actions bénéfiques telles que manger un aliment sain en procurant un plaisir par l'activation d'une sorte de « système de récompense ». Plus généralement, elle joue un rôle dans la motivation humaine), elle est secrétée en grande quantité en février-mars. Or son action favorisant l’élimination des graisses, son hypersécrétion au début du printemps se traduit par une perte de poids l’été. Autant de gagné pour le régime pré-estival. Autant de gagné pour le régime pré-estival !

 

Au total, la notion d’une alimentation variant selon les saisons, indépendamment des facteurs de société, apparaît confirmée sur plusieurs points. Au niveau énergétique, par exemple, nous préférons en hiver les plats à haute teneur en calories et en matières grasses, alors que nous privilégions instinctivement les aliments pauvres en calories et riches en fibres en été (fruits, légumes, salades). C’est pourquoi, même si l’avion et les méthodes nouvelles de conservation des aliments (stérilisation, lyophilisation, congélation, conservation sous vide) nous permettent de déguster des fraises à Noël ou des oranges au 15 août !!, il est bon que les traditions demeurent. Vive la fondue savoyarde aux sports d’hiver et la salade niçoise sur la plage des vacances en été !

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       d. L’évolution du goût.

Dès la naissance, nous sommes naturellement équipés pour distinguer et apprécier les quatre goûts essentiels : nous montrons une aversion pour l’amer, une certaine prudence pour l’acide et le salé, et manifestons du plaisir pour le sucré.

 

Le caractère inné du goût est maintenant reconnu par les chercheurs du monde entier. Il est le même pour tous les nouveau-nés qui réagissent par des mimiques semblables quelle que soit leur origine raciale ou géographique. Les raisons scientifiques de ce phénomène sont encore inconnues ou mystérieuses ; selon de nombreux chercheurs, l’engouement pour le sucré tiendrait au fait que le glucose est l’aliment essentiel pour le cerveau du fœtus. Il ne doit en manquer à aucun moment et il en est saturé par l’organisme maternel pendant toute la grossesse.

 

C’est l’âge qui fait évoluer le goût : au moment de la puberté, les préférences évoluent du doux vers le fort. Premières expériences de saveurs nouvelles et corsées : le café dont on commence à apprécier l’amertume, le ketchup avec son goût piquant, les plats mixtes…

C’est à partir de cet âge que les goûts innés peuvent être modelés, parfois même inversés, sous l’influence sociale et culturelle – le fast-food, le hamburger ne sont pas seulement une question de goût, ce sont aussi des phénomènes de civilisation.

 

 

Je pense qu’il était important  de bien expliquer et donc de comprendre la façon dont fonctionne notre corps et par conséquent la nécessité de le respecter, en lui offrant une alimentation conforme à ses besoins et à son horloge chronologique.

Plus vous respecterez son fonctionnement, plus vous éviterez les kilos superflus, nuisibles à votre silhouette mais aussi à votre santé.

 

A bientôt

 

Carpe Diem

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