MESURE GOUVERNEMENTALE INTERDISANT LE GASPILLAGE VESTIMENTAIRE

Publié le par Christyn

MESURE GOUVERNEMENTALE INTERDISANT LE GASPILLAGE VESTIMENTAIRE

La feuille de route sur l’économie circulaire publiée le 23 avril 2018 par le gouvernement liste 50 mesures, dont la quinzième porte sur les invendus vestimentaires et le gaspillage qui en découle.

Aussi surprenant qu’il y paraisse, cette mesure est totalement passée inaperçue ! Et pourtant…   

 

A l’origine, Emmaüs ! En effet l’association bien connue de l’Abbé Pierre a demandé que soit appliqué à la filière textile les principes anti-gaspillages imposés à l’alimentaire, c’est à dire interdire aux marques de jeter leurs vêtements invendus et ainsi les obliger à créer des partenariats avec les associations.

 

Le gouvernement veut donc qu’en 2019, aucun invendu du secteur textile ne « soit jeté ou éliminé ». C’est pourquoi il veut « appliquer les grands principes de la lutte contre le gaspillage alimentaire » et s’appuyer sur la loi de février 2016 imposant « aux moyennes et grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés à conclure une convention avec une association caritative pour leur donner les invendus alimentaires ».

 

Ce serait incontestablement une avancée importante vers une prise de conscience nécessaire et salutaire en termes d’écologie et d’humanité.

MESURE GOUVERNEMENTALE INTERDISANT LE GASPILLAGE VESTIMENTAIRE

Emmaüs s’en réjouit ! Même si pour le moment rien n’est fait, selon eux un grand pas est déjà franchi. Il faut désormais passer de la théorie à la pratique. Pas simple ! Le gouvernement s’étant engagé sur 2019, il doit établir un constat précis de la situation actuelle : tonnages jetés ou détruits, méthodes d’élimination mise en place par les marques, calendriers etc…

 

La tâche s’annonce ardue et non sans difficultés, tant l’omerta appliquée par les marques en ce domaine est omniprésente. Toutefois rattrapées par les récents scandales (Célio, H&M etc…) elles ont toutes intérêt à redorer leur blason pour sauver une réputation entachée par des faits tristement scandaleux.

 

On attend donc avec impatience les détails de cette mesure, ses effets sur le court et long terme (Emmaüs souhaite une nouvelle loi basée sur la responsabilisation des entreprises textiles) et sa mise en application.

 

Sachant que l’industrie textile est le deuxième secteur le plus polluant au monde après le pétrole, il serait bienvenu qu’une prise de conscience rapide ait lieu et découle sur des actes concrets, humanistes, écologiques et militants.

 

A bientôt

 

Carpe Diem

Publié dans Lifestyle

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