LES POUVOIRS DE LA PENSEE POSITIVE

Publié le par Christyn

LES POUVOIRS DE LA PENSEE POSITIVE

Le célèbre adage du philosophe René Descartes : « Je pense, donc je suis » a fait le tour du monde depuis bien longtemps, et nombreux sont les individus qui l’ont relégué au fin fond de leur mémoire stimulée par d’autres urgences.

 

Pourtant, quelques centaines d’années après sa formulation initiale, alors que nous avons bien entamé le XXIème siècle qui démontre la formidable évolution humaine, ces mots paraissent n’avoir jamais autant d’impact, de raison d’être et d’actualité.

 

Ce n’est pas le moindre paradoxe, dans une société envahie par les mécanismes et les automatismes, que de voir l’esprit humain atteindre une telle importance. Car, c’est justement là, dans le for intérieur de chacun de nous, non seulement que tout se vit avec la plus cruciale évidence, mais surtout que tout se pense et se met en forme, avant que ne s’y impriment également de façon indélébile les conséquences de nos choix.

 

Si les machines ont envahi notre monde, aménagé nos villes, codifié nos environnements, régulé notre travail  mais aussi dévasté nos forêts, pollué nos rivières et nos océans, rendu exsangues nos campagnes, cela tient au simple fait que l’idée en est venue aux hommes. Avec souvent, à l’origine, de bonnes intentions, de louables ambitions, bien vite submergées par des considérations ayant un rapport de plus en plus lointains avec nos réels besoins mais avec des exigences économiques.

LES POUVOIRS DE LA PENSEE POSITIVE

Bien évidemment l’homme n’a jamais cessé de penser, mais peu à peu la société s’est mise à vivre par elle-même, de son côté, telle une création de notre esprit soudain devenue autonome, engendrant son propre rythme d’évolution, auto-alimentant sa folle course au modernisme, son incessante recherche d’une impossible perfection.

 

Notre civilisation y a gagné en fulgurantes avancées techniques et technologiques tout aussi fascinantes que fondamentales, notamment au XXème siècle qui fut sans conteste l’un des plus productifs – du point de vue de la découverte et de  l’invention – que l’humain ait connu sur cette planète.

 

Mais, dans ce même temps, la pensée de l’homme subissait les assauts les plus féroces qu’elle ait jamais eus à affronter. Face au progrès collectif justifiant toutes les remises en question apparut bientôt le choix individuel, qui dans un premier temps, fut simplement écarté des options prioritaires, avant d’être purement et simplement laminé par les « bonnes raisons » du système officiel en place. En d’autres termes, l’intérêt personnel passait désormais au second plan derrière ce que l’on présentait comme l’intérêt général.

 

Aux prix de nombreuses explications, souvent fort alambiquées, quand elles n’étaient pas subtilement nébuleuses, il fallut peu à peu admettre que le monde dans lequel nous vivions devait désormais être considéré comme un être à part entière, ayant un corps, une tête un esprit… et des besoins que la collectivité des hommes se devait d’assumer, voire dans certains cas, d’assouvir.

 

LES POUVOIRS DE LA PENSEE POSITIVE

La vie, l’existence au quotidien, les pensées de l’individu « socialisé » s’enrichirent alors d’une foule de règles et de loin régissant la vie au sein d’une communauté de traditions culturelles et d’intérêts matériels qui, en définitive, derrière les grandes phrases du législateur, se révélèrent être pour tout un chacun autant de savantes justifications, d’interdictions nuancées, de compromis subtils, et finalement d’incontournables obligations gommant peu à peu les différences inhérentes à tout être humain.

 

Ainsi naquit cet environnement moderne dans lequel nous évoluons aujourd’hui, avec lequel nous composons à toute heure du jour et de la nuit, en fonction d’impératifs dont la plupart ne nous concernent guère au premier chef.

 

Et c’est là justement que le bât blesse : dans ce qu’il faut bien considérer, en toute objectivité, comme une dépersonnalisation de l’individu, qui le conduit à penser et à agir en fonction de paramètres qu’il n’a pas choisis, selon un rythme qui souvent n’a rien à voir avec son horloge biologique interne, dans un cadre imposé n’ayant que peu de rapports avec ses racines les plus authentiques.

 

Car au-delà de la vitrine de sa réussite technique et technologique, de ses conquêtes territoriales ou médicales, de ses prouesses scientifiques le portant à explorer la galaxie, dans son identité la plus essentielle, l’homme reste l’homme, avec sa fragilité et ses faiblesses, ses incertitudes et ses attentes, son insatiable besoin de certitudes… qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’image générique de « surhomme-maîtrisant-tout » que la société se plaît à colporter pour justifier ses excès.

 

Ainsi naquirent le doute, l’insatisfaction, la rancœur, la dénégation, la passivité, le renoncement, le refus, chacun exprimant ces nouvelles tendances à sa manière, en se repliant sur soi, en laissant exploser sa colère ou en somatisant jusqu’à se rendre malade, comme autant d’expressions d’un « mal de vivre » grandissant.

 

Et c’est dans l’esprit de chaque être vivant, dans le silence et les replis secrets de ses pensées les plus intimes, que ces nouveaux maux virent le jour avant d’y être alimentés quotidiennement. Si bien qu’il est désormais urgent de remédier à cet état de fait tant il se révèle être jour après jour un important facteur de déstabilisation de notre vécu le plus immédiat.

LES POUVOIRS DE LA PENSEE POSITIVE

C’est justement parce que notre monde va vite, nous emporte à présent dans des rythmes effrénés, bouscule notre être interne, nous oblige à une adaptation permanente et nous a fait entrer dans le XXIème siècle au pas de course sans plus nous souvenir de nos origines, que notre pensée doit retrouver sa propre dynamique, se forger une nouvelle armure contre les assauts d’un modernisme souvent agressif et quelque fois terriblement destructeur.

 

En réponse à la formule bien connue qui dit que le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas (André Malraux), on peut affirmer sans risque de se tromper, qu’à l’entrée dans ce nouveau millénaire, la pensée humaine sera positive ou ne sera plus.

 

La pensée ne se résume pas à la seule faculté de réfléchir. Elle est bien plus que cela : de tout temps, elle a été – et reste – à l’origine de l’être dans ses expressions les plus diverses, dans ses prolongements les plus sourds comme ses concrétisations les plus spectaculaires.

 

La trajectoire de l’homme n’a de sens, de couleur, de relief que dans la richesse et la force de sa pensée, dans sa positivité première ou sa négativité contraignante.

 

En ce XXIème siècle, il ne tient qu’à nous de faire résolument le choix d’être positifs, ouverts ; de retrouver cette capacité à décider qui forge l’identité de tout être humain face à ce qui l’entoure.

 

Il ne tient qu’à chacun de nous de n’être plus seulement dépendant de choix faits par d’autres, mais de reprendre possession de toute ce qui contribue, jour après jour, à forger les contours et les espoirs d’une existence humaine assumée dans la plénitude d’une réalisation harmonieuse.

 

C’est pourquoi, il nous faut commencer dès maintenant à penser positivement.

 

A bientôt

 

Carpe Diem

Publié dans Lifestyle, Others

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